Selon une analyse publiée par Yahoo News, le second mandat de Donald Trump redéfinit les standards de la controverse politique aux États-Unis. Les historiens citaient autrefois la grâce accordée par Bill Clinton au fugitif Marc Rich comme le sommet du favoritisme. Aujourd'hui, les décisions de clemence accordées par la Maison Blanche en 2025 et 2026 effacent plus de deux milliards de dollars d'amendes, transformant le pardon présidentiel en une véritable industrie.
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Subscribe Sekarang →D'après les registres officiels, la grâce accordée à Trevor Milton, fondateur de Nikola Corporation condamné pour fraude, illustre cette nouvelle ère. Milton et son épouse avaient versé au moins 3,2 millions de dollars aux groupes politiques gravitant autour de Donald Trump. Ce cas, loin d'être isolé, s'accompagne de l'annulation des sanctions financières de Changpeng Zhao, fondateur de Binance, dont la société venait de nouer des partenariats technologiques majeurs avec la plateforme de cryptomonnaie de la famille Trump.
L'histoire retient le scandale du Teapot Dome dans les années 1920 comme le paroxysme des pots-de-vin gouvernementaux. Pourtant, les transactions récentes impliquant la société World Liberty Financial et des fonds souverains des Émirats arabes unis atteignent des proportions supérieures. Selon des révélations tardives, un investissement secret de 500 millions de dollars a directement enrichi les proches du président, précédant de peu un revirement réglementaire majeur de Washington sur l'exportation de puces électroniques vers le Moyen-Orient.
Les parallèles avec le Watergate de Richard Nixon s'imposent également dans la gestion des institutions judiciaires. En 2025, dix procureurs fédéraux ont choisi de démissionner plutôt que d'exécuter un ordre visant à abandonner les poursuites pour corruption contre le maire de New York, Eric Adams. Cette politisation de la justice, combinée à l'utilisation déclarée de l'appareil d'État contre les opposants et les médias, dessine les contours d'un pouvoir exécutif qui s'estime, d'après les mots du président, limité par sa seule moralité.