Une paralysie totale du trafic routier face à l'impasse du délit de complot
Les sept activistes ont chacun été jugés coupables de six chefs d'accusation correctionnels, notamment pour séquestration, entrave à la voie publique et rassemblement illégal. Cette action coup de poing, menée le 15 avril 2024 dans le cadre d'une journée nationale de contestation fiscale, avait totalement immobilisé les voies Sud de l'emblématique pont californien pendant quatre heures.
Pour exiger l'arrêt de l'aide militaire américaine à Israël, les manifestants s'étaient enchaînés les uns aux autres à travers des tuyaux, bloquant des véhicules au niveau du péage où circulent habituellement près de 5 000 voitures à ces heures précises. Si l'accusation a obtenu des condamnations pour délits mineurs, le jury est resté divisé (10 voix contre 2) sur la qualification criminelle d'association de malfaiteurs, qui faisait encourir jusqu'à 15 ans de prison.
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Les avocats de la défense ont qualifié cette impasse juridique de 'victoire majeure' face aux pressions politiques du parquet. L'avocate commise d'office Nuha Abusamra a rappelé que les manifestants avaient agi par pure nécessité morale, après avoir constaté l'échec total des voies institutionnelles traditionnelles pour se faire entendre auprès des élus.
La procureure du district, Brooke Jenkins, a quant à elle déploré l'impact humain de ce blocage, évoquant des personnels médicaux bloqués et une mère privée d'eau pour le biberon de son nourrisson. Les sept condamnés, qui risquent jusqu'à cinq ans de prison ferme pour les délits retenus, connaîtront leur sentence définitive au mois d'août, tandis que l'État étudie l'opportunité d'un nouveau procès pour le chef de complot.