Un itinéraire hautement symbolique entre Téhéran, Qom et les lieux saints d'Irak
Initialement prévue en mars, l'inhumation du dirigeant de 86 ans avait dû être reportée en raison de l'intensité du conflit armé opposant l"Iran aux États-Unis et à Israël. Ce deuil national marque la première apparition publique de son fils et successeur désigné, Mojtaba Khamenei, resté dans l"ombre depuis le début des hostilités il y a quatre mois.
Le protocole officiel a débuté ce 3 juillet à Téhéran par l'accueil des délégations internationales avant l'exposition des cercueils à la grande Mosalla les 4 et 5 juillet. Le cortège rejoindra ensuite la ville sainte de Qom, principal centre théologique du pays, avant de franchir la frontière irakienne le 8 juillet pour des processions à Najaf et Kerbala, deux des plus hauts lieux du chiisme mondial.
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Selon plusieurs experts de la région, 'le choix de ce parcours transfrontalier vise à réaffirmer l'influence de Téhéran sur l"axe chiite au Moyen-Orient dans un contexte de crise ouverte". Ali Khamenei, qui avait succédé à l'ayatollah Khomeini en 1989, a profondément structuré l'appareil militaire et paramilitaire de la République islamique durant ses trente-sept ans de pouvoir.
La dépouille sera finalement rapatriée en Iran pour l'ultime cérémonie d'inhumation prévue le 9 juillet au sanctuaire de l"Imam Reza à Mashhad. Cette décision d"enterrer le défunt guide dans sa ville natale, aux côtés de la figure la plus vénérée du chiisme en Iran, souligne une dernière fois son double statut de leader politique et d'autorité religieuse suprême.